L’inconnue de Beside : Marie Guillemot

Interview

L’inconnue de Beside : Marie Guillemot

"Sport is a Lifestyle", voilà une phrase qui caractérise complètement l'univers de Beside Sport mais surtout une sorte de "mojo" qui s'adapte à des millions de personnes à travers la planète. De ce fait, l'équipe de Beside Sport a décidé de se servir des innombrables moyens de communication qui existent aujourd'hui pour faire découvrir ces gens pour qui le sport est tout simplement une raison de vivre !

Pour cette « inconnue de Beside », nous sommes retournés du côté de l’Ecole des Agents de Joueurs de Football, l’EAJF. Après avoir interrogé deux diplômés et désormais agents de foot, Côme Moudenner et Kevin Amegnaglo, nous nous sommes cette fois intéressés à Marie Guillemot. Basée aux USA en Floride, titulaire de 2 master II de l’université de Nanterre : Droit de l’immobilier public (2013) et ingénierie immobilière (2014). Elle travaille actuellement dans un fond d’investissement (Orquera Florida Investments) en Floride spécialisé en gestion immobilière auprès de clients français et américain. Mais aujourd’hui, elle a décidé de passer le diplôme d’agents de joueurs afin de lier trois domaines qui la passionnent : l’immobilier, la philanthropie et le sport. Découvrez donc Marie, qui est certes une inconnue, mais qui gagne à faire connaître son histoire et son lien extrêmement fort avec le sport !

Beside Sport - L’inconnue de Beside : Marie Guillemot - L'IMG Academy à Sarasota - L'IMG Academy à Sarasota

Marie, tu es notre inconnue de la semaine, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 28 ans, je vis actuellement aux USA en Floride à Sarasota, ville toute proche de l’IMG Academy. Cela faisait un petit moment que je souhaitais m’expatrier aux Etats-Unis et l’année dernière j’ai sauté le pas. J’ai donc démissionné de mon poste à Paris qui était contrôleur de fonds immobilier et je suis actuellement gestionnaire de fonds immobilier à Sarasota. Cela consiste à gérer les biens immobiliers des investisseurs français à Sarasota.

Peux-tu nous parler de ton parcours jusqu’à présent ?

J’ai fait des études de droit donc avec une licence de droit, un master de droit et un autre master spécialisé en finance de l’immobilier. A cette époque, j’avais déjà hésité à faire un master en droit du sport mais j’avais échoué lors de l’examen d’entrée à celui de Limoges, qui est très réputé. Du coup, je me suis lancée dans l’immobilier et via mon parcours et mes différentes expériences, je me suis pris au jeu du conseil. Et vu que j’ai également rencontré pas mal d’athlètes, je me suis dit que le métier d’agent pouvait être intéressant.

Aujourd’hui, tu as un background centré sur l’immobilier et la finance, pourquoi vouloir t’orienter vers le métier d’agent de footballeurs ?

Car tout est lié ! Ce que je voudrais faire, c’est de la gestion de patrimoine, de la gestion financière. Désormais, il faut que j’acquiers le côté sportif notamment grâce au diplôme d’agent et ma formation à l’EAJF. Ensuite, j’ai toujours été étonnée de voir que des sportifs, qui sont devenus richissimes grâce à leurs performances, se retrouvent ruinés à la suite de leur carrière. Dans ma tête, ce n’était plus possible aujourd’hui de voir de telles situations vus qu’ils devaient être bien conseillés désormais mais c’est loin d’être le cas. J’ai vraiment ma vision des choses, je ne souhaite pas être l’agent lambda et vraiment m’impliquer et m’occuper du sportif dans sa globalité. Signer un beau contrat, c’est très bien mais il faut que cela soit dans le cadre d’un projet de vie. Aujourd’hui, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre car je souhaiterais être présente en Major League Soccer et en Europe mais j’ai un background financier et juridique qui fait que je peux faire valoir une expertise intéressante pour un sportif.

Que représente le sport dans ta vie ?

Pour moi, c’est essentiel ! Je fais du sport presque tous les jours et dans ma jeunesse j’ai pratiqué l’athlétisme où j’ai fait les championnats de France jeunes. Je faisais du demi-fond notamment du 2000m steeple. Je fait encore des courses, genre 6, 8, 10 km mais pour la piste j’ai arrêté à cause de mes études.

Quelles sont les problématiques que tu as pu observer concernant les footballeurs et leur argent ?

Ce sont souvent des problématiques fiscales. Par exemple, lorsque je pars des USA pour aller en Europe, comment je vais être imposé. On me propose peut-être plus mais finalement est-ce que j’aurais plus dans mon portefeuille à la fin du mois. Il y a une méconnaissance de la France par exemple qui est réputée pour ses taxes alors qu’il y a de nombreux avantages fiscaux pour les sportifs étrangers. Ensuite, je vais en apprendre plus en côtoyant les athlètes et en comprenant leurs besoins dans ces différents secteurs.

Pourquoi avoir choisi de quitter la France et de vivre en Floride ?

Tout simplement car j’avais un peu le « American Dream » encré en moi. Cela faisait un moment que j’avais envie de partir, depuis le début de mes études on va dire. J’aime l’état d’esprit américain, un côté positif à toutes épreuves, mais aussi la valorisation de l’effort et de l’échec. En France, ce n’est absolument pas le cas alors que là-bas, si vous n’avez pas échoué une fois, on estime que votre succès n’est pas mérité.

Quel est ton regard sur la valorisation du sport outre-Atlantique…là où en France, il ne fait pas toujours bon de s’orienter dans le sport ?

Je suis complètement pour le système américain. Après pas forcément pour leur système scolaire tout entier car il est très cher et pas accessible à tous. Néanmoins, via le système de bourse, vous pouvez aller dans les plus grandes universités si vous êtes doués en sport. Et ce que l’on ne sait pas forcément, c’est qu’en tant qu’Européen, on peut s’expatrier aux USA via le sport et pas forcément avec un niveau national. Je pense qu’en France, on a des efforts à fournir là-dessus car c’est soit vous faites du sport, soit vous faites des études alors que les deux sont largement compatibles. J’ai eu l’occasion de discuter avec certains athlètes de l’INSEP et au niveau des formations, il n’y pas un panel extraordinaire.

Est-ce que l’importance du foot féminin aux USA et désormais du foot masculin avec la MLS t’a donné des idées ?

Je suis la MLS qui va se terminer bientôt d’ailleurs car le championnat se déroule de mars à décembre. Le foot féminin, je suis un peu moins mais j’ai rapidement remarqué, sur les réseaux sociaux notamment, que celui-ci était beaucoup plus populaire et plus couvert par les médias.

Est-ce que l’essor du foot féminin en France t’a donné également envie de t’occuper de joueuses ?

Oui complètement ! En fait, je ne fais pas de distinction entre les sexes. On m’a déjà posé la question si cela ne serait pas compliqué pour une femme de devenir agent dans un monde comme le sport et encore plus le football réputé comme appartenant aux hommes. Mais je réponds que l’immobilier surtout dans les fonds, il y a peu de femmes et cela ne m’a pas empêché de faire mon petit bonhomme de chemin.

Quel est le regard des Américains sur le métier d’agents de sportifs ? On sait qu’en France et en Europe, leur réputation n’est pas toujours très positive.

Je pense que le regard sur ce milieu n’est pas très positif non plus aux USA. Il y a cet aspect « je profite du sportif » tel un produit et non pas comme un humain. Après j’ai récemment écouté l’interview d’un des plus grands agents de baseball aux Etats-Unis et il expliquait que son succès était dû à la relation très forte qu’il avait avec les athlètes qu’il représentait. Une confiance qu’il recevait de leur part aussi car il avait été joueur de baseball auparavant.

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Pourquoi avoir choisi une formation d’agent en France et à l’EAJF plutôt qu’aux USA ?

Premièrement car je suis française et ensuite car le métier d’agent est réglementé en France. Et puis a priori, dans peu de temps, la FIFA va faire en sorte que chaque fédération nationale doive avoir une réglementation au niveau des agents de joueurs et une reconnaissance réciproque entre chaque pays. Donc au final, ce que je vais avoir ici, cela me servira probablement dans d’autres pays. Et mine de rien, les footballeurs américains, ils rêvent de venir jouer en Europe donc cela peut-être un atout pour moi afin de les représenter.

As-tu un ou des modèles d’agents ou même d’agences ?

Pour le moment, pas plus que ça ! C’est vrai que je me dis que j’ai ma vision. Après comme agence, il y a Wassermann Media Group (WMG).

Si tu devais représenter un sportif, cela serait qui et pourquoi ?

C’est compliqué (rires) ! Je vais dire un classique de ma génération donc Zidane car il a une superbe image de par sa carrière et son humilité. Actuellement, cela serait Kylian Mbappé notamment après avoir reversé sa prime de Coupe du monde à une association. Son geste me rapproche de mon intérêt pour la philanthropie.

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