Les phrases sexistes entendues dans le monde du sport

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Les phrases sexistes entendues dans le monde du sport

En 2019, il est clair et net qu’il n’est pas forcément évident d’être une femme dans un milieu de tout temps dominé par les hommes. Ainsi, malgré les avancées récentes, certaines phrases sexistes raisonnent encore aujourd'hui !

Aujourd’hui, les athlètes les mieux payés sont des hommes et les hommes sont encore en très grande majorité du côté de la direction des clubs et des fédérations, en tant que coachs ou encore les journalistes. Ainsi, il est facile de conclure que le monde du sport à une consonance masculine très très forte. Et pire que tout, ceux-ci se permettent de dénigrer les femmes de leur milieu. De ce fait, le sport nous offre depuis de nombreuses années des moments sexistes qu’il serait difficile d’imaginer dans d’autres secteurs. Et encore hier lorsque Christian Zahalka, entraîneur de la joueuse de tennis japonaise, Misaki Doi, a qualifié l’adversaire de sa protégée, l’Allemande Julia Goerges, de « Karlovic avec des gros seins ».

A voir si la WTA reviendra sur ces propos mais cela nous permet, avec regrets, de vous présenter les phrases sexistes qui ont fait date dans le monde du sport !

-« Une femme qui commente le foot masculin, je suis contre. Dans une action de folie, elle va monter dans les aiguës.  » de Denis Balbir, journaliste sportif sur le Buzz TV du Figaro en octobre 2018.

-« Je ne parle pas de foot avec les femmes, c’est ma vision des choses. Qu’elles retournent à leurs casseroles  » de Bernard Lacombe, dirigeant de l’Olympique Lyonnais sur l’antenne d’RMC le 25 mars 2013

« Elle a gagné la Route du Rhum devant tous les hommes : Flo, t’es un vrai mec ! », Une du Parisien en 1990.

-« En 1994, la première journaliste titulaire chargée du football à L’Equipe a été accueillie par un panneau où il était inscrit : Campement interdit aux femmes ! » 

« Des grosses dondons qui étaient certainement trop moches pour aller en boîte le samedi soir. » de Pierre Ménès, journaliste sportif, à propos des femmes pratiquant le football, en 2013.

« Si j’étais une joueuse, je me mettrais à genoux chaque soir pour remercier Dieu pour avoir donné naissance à Roger Federer et Rafael Nadal, parce qu’ils ont porté ce sport. Vraiment » de Raymond Moore, patron du tournoi d’Indian Wells le 20 mars 2016.

-« Pour moi, une femme qui se bat au judo ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant. Pour l’équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer  » de David Douillet, ex-ministre des sports, en 1998.

« Ah, elle a beaucoup de charme Valentina, un petit peu comme Monica Bellucci. Peut-être un peu moins de poitrine, mais bon… » de Philippe Candeloro à propos de la patineuse italienne Valentina Marchei lors des JO de Sotchi en 2014.

-« On parle souvent de l’égalité dans les salaires. Je pense que ce n’est pas un truc qui marche dans le sport. Le tennis est le seul aujourd’hui où il y a la parité, alors que le tennis masculin reste plus attrayant que le tennis féminin » de Gilles Simon, tennisman français, en 2012.

« Elles ne sont bonnes qu’à vendre du sexe. Elles veulent paraître belles, elles font attention à leur apparence » de l’ancien tennisman allemand Michael Stich à propos des femmes dans le tennis.

-« Si j’avais une fille, je ne la laisserais jamais faire du saut à ski. C’est un travail bien trop dur. Les femmes ont un autre but : avoir des enfants, rester travailler à la maison. » d’ Alexander Arefyev, coach des équipes russes de ski lors des JO de Sotchi en 2014.

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